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Faire du bénévolat, c’est quoi au juste?

décembre 04, 2017

Faire du bénévolat, c’est quoi au juste?

Faire du bénévolat, c’est quoi au juste?

Aujourd’hui est une journée très spéciale pour plusieurs Québécois. Plus précisément pour plus de 2,2 millions de Québécois1. Le 5 décembre, c'est la Journée mondiale du bénévolat; ce moment de l’année où il est si important de remercier tous les généreux bénévoles de leur dévouement envers une cause qui leur est chère. Mais qu’est-ce que ça signifie, au juste, « être bénévole »? Est-ce qu’au final, ça apporte vraiment une différence dans la vie de quelqu’un? Que peut-on véritablement retirer de cette expérience? Qui de mieux placé pour répondre à toutes ces questions qu’une vraie bénévole… et j’ai nommé moi-même!

Dès mon adolescence, j’ai eu la chance d’être impliquée dans mille et un projets de bénévolat. Deux causes m’ont toutefois marquée davantage : le soutien aux sans-abris ainsi que les soins aux enfants en provenance de quartiers défavorisés. Donc, durant plusieurs années, à raison de quelques heures par semaine, j’ai servi des repas à des personnes dans le besoin et j’ai offert un peu de mon temps et de mon attention à des enfants dont les parents n’étaient pas toujours en mesure de le faire convenablement. Ces moments magiques, aussi cruels puissent-ils avoir été parfois, resteront à jamais gravés dans mon cœur. Avec le recul, je suis même en mesure d’affirmer qu’ils ont façonné l’adulte que je suis devenue.

Les étincelles dans les yeux d’une femme, fière de me dire qu’elle a décidé de se prendre en main… Le timide mais ô combien sincère « Merci ma p’tite dame! » d’un homme âgé, qui attendait patiemment que je sois installée à ma station pour venir chercher son repas… Les éclats de rire d’un petit garçon que je chatouillais pour tenter de le faire sortir de sa torpeur… Le « J’aimerais ça que tu sois ma grande sœur » d’une fillette qui n’avait besoin que d’un peu d’amour pour illuminer ses journées… Ces souvenirs, indélébiles à ma mémoire, m’ont fait réaliser à plusieurs reprises toute la chance que j’avais. Surtout, ils m’ont conscientisée au fait que dans la vie, tout n’est jamais réellement acquis. Que la persévérance, la résilience et le courage que j’avais vus dans les yeux de toutes ces merveilleuses personnes, je devais aussi m’en imprégner dans ma propre vie.

En entrant dans l’âge adulte, j’ai malheureusement dû mettre de côté ces précieuses heures de bénévolat pour prendre soin de ma propre famille. Vous connaissez certainement aussi cette routine infernale que l’on s’inflige en tant que parent, et qui nous fait courir quotidiennement un marathon sans fin! Même si je savais pertinemment que je ne pouvais plus me permettre ces petits moments de bonheur à donner, le sentiment de sérénité propre à la pratique du bénévolat me manquait atrocement. Aussi, ne plus avoir l’occasion de rencontrer des personnes possédant des valeurs de don de soi était de plus en plus difficile à supporter. Je me suis donc mise à réfléchir sur la façon dont je pourrais faire du bien autour de moi, en respectant mes propres limites. Comme si quelqu’un avait entendu ma demande, une dame de mon entourage m’a téléphonée afin que je contribue à un panier de Noël.

Depuis trois ans maintenant, je transforme mes heures hebdomadaires de bénévolat en un concentré de quatre heures par semaine, s’étalant sur toute la durée de l’automne. Ce type d’implication est aussi du bénévolat, même s’il est plus atypique que ce que l’on voit habituellement. Et je ne pourrais plus m’en passer, je vous assure! Je suis tellement fière de dire qu’à ma façon et selon mes limites, une fois par année, j’aide une famille dans le besoin! Ces heures bénévoles consistent entre autres à recruter d’autres bénévoles pour former un comité digne de ce nom, à chercher des collaborateurs du monde des affaires prêts à nous aider, à préparer moi-même des surprises, à organiser la journée de la remise du panier, et la liste de tâches pourrait encore s’allonger. Ces doux moments, je les offre sincèrement, de tout mon cœur, sans limite aucune, dans le but de redonner le sourire à une famille qui vit une période difficile. 

Je ne vous mentirai pas : faire du bénévolat fait vivre de belles et grandes émotions, mais aussi de moins belles. Les entreprises et les travailleurs étant de plus en plus blasés par toutes les demandes de contribution qu’ils reçoivent, certains refus manquent durement de chaleur et me mettent parfois en colère. Néanmoins, ces désagréables situations me permettent d’approfondir encore plus ma propre empathie et me permettent d’apprécier davantage lorsqu’un collaborateur m’écrit pour me dire : « Moi, j’embarque! Félicitations pour ton projet! Si tout le monde y mettait un peu du sien, les gens seraient beaucoup moins malheureux! » Cette courte phrase, additionnée au bonheur des familles aidées, me rappelle chaque fois pourquoi j’aime tant faire du bénévolat.

À travers ces aventures, j’apprends que donner à l’autre, ce n’est pas seulement matériel ou financier. On peut aussi donner de son temps, de ses idées, de son amour, de sa compassion et en ressortir grandi. Faire du bénévolat ne signifie pas non plus que l’on doive s’infliger un nombre d’heures qui ne nous convient pas. La quantité importe peu; c’est la qualité qui est essentielle.

Mon père m’a dit un jour : « Une personne forte n’est pas celle qui écrase les plus faibles. C’est plutôt celle qui les aide à se relever ». Depuis, lorsque je doute de mes aptitudes à faire du bénévolat, je me pose deux questions :

  1. Suis-je une personne forte? Oui, à ma façon et dans certains domaines.
  2. Suis-je en mesure d’aider des personnes en difficulté? Oui, selon mes propres moyens.

Alors oui, je peux faire une différence dans la vie de quelqu’un. VOUS pouvez faire une différence dans la vie de quelqu’un. C’est simplement ça, faire du bénévolat : être un artisan du changement que l’on veut voir dans notre monde. Et ça fait tellement de bien…

Mélanie Bergeron
Fondatrice
Fille en quarantaine 

1 Source : https://www.rabq.ca/benevolat-en-chiffres.php





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