Vos dépenses suivent-elles vos émotions?

mai 29, 2018

Vos dépenses suivent-elles vos émotions?

Vos dépenses suivent-elles vos émotions?

On m’a demandé d’écrire sur ce sujet à la suite d'un article paru dans la revue Coup de Pouce du mois dernier. Alors, j’ai pensé l’aborder de façon quelque peu différente.

Tout le monde doit dépenser de l’argent pour payer sa nourriture, ses vêtements, son auto, etc., et l’ampleur du budget varie d’une personne et d’une famille à l’autre. Lorsque les achats sont faits non pas par nécessité mais plutôt pour combler un besoin presque incontrôlable de dépenser ou de se récompenser, c’est là que tout peut se compliquer, surtout si les montants dépensés dépassent largement l’argent dont nous disposons!

Dans le cas de certaines personnes, ce comportement poussé à l’extrême devient une maladie qui devra être traitée par des professionnels. Évidemment, de façon rationnelle, on peut conseiller de faire un budget, de laisser toutes les cartes de crédit et de débit à la maison, de résister aux achats en ligne, de ne pas aller magasiner! Par contre, c’est un peu comme recommander à quelqu’un qui veut maigrir d’arrêter de manger ou de ne pas aller au restaurant. Le comportement associé aux émotions varie d’une personne à l’autre, mais le besoin de base peut être identique. Ça me rappelle une chanson d’Angèle Arsenault « Moi J'mange ♪ ».  Les gens qui dépensent au-delà de leur capacité pourraient changer le mot « mange » par « achète », et ça ferait exactement la même chanson!

Elle chante :

« Quand j'sus tannée, moi je mange
Comme un bébé, moi je mange
Quand je suis heureuse, moi je mange
Quand j'suis nerveuse, moi je mange

……

Y a des jours où j'en ai assez
J'voudrais m'arrêter de manger
Mais si je me rends à 336
Le monde verra peut-être que j'existe »

……

Nous avons tous des émotions et notre mental pompe sans cesse des pensées, alors la combinaison des deux nous amène dans un état d’être qui peut être positif ou négatif. Cet état génère des comportements qui, parfois, deviennent excessifs et, pour certains, le fait d’acheter une foule de choses devient un exutoire, une soupape pour la soupière avant qu’elle n'explose.

Que ce soit des émotions de joie, de tristesse, de colère, un état de bonheur, un état nostalgique ou autre, il est important de s’attaquer à la cause et non seulement de traiter la conséquence, soit dans ce cas-ci le surplus de dépenses.  Ce comportement de dépenser vient répondre à un besoin et il y a fort à parier que si vous réussissez à arrêter de dépenser par des trucs rationnels seulement, vous développerez un autre comportement pour répondre au besoin émotionnel non comblé.

Si vous avez tendance à dépenser au-delà de votre budget, en plus des petits trucs rationnels mentionnés précédemment, prenez quelques instants pour vous poser des questions sur votre état d’âme, sur votre estime personnelle, sur vos peurs, sur vos besoins affectifs non comblés, sur votre besoin de reconnaissance et même sur le sens de votre vie. En éliminant la cause à l’origine du comportement, vous abandonnerez celui-ci sans le remplacer par un autre non désiré. En coaching personnel, ce sont tous des sujets pour lesquels vous pouvez être accompagné.

Bonne réflexion!

Robert Vézina
Rêvez, soyez dans l'action, ayez foi dans la vie tout en étant dans l'énergie du cœur!
Robert Vézina Conseil
Coaching / Conférence / Formation
Coach professionnel certifié

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